Adrien “La Main Froide” Bayonnais au destin hors du commun

Adrien Estebeteguy – Alias « Adrien la main froide » – Alias « Le Basque »

Si de nombreux Bayonnais ont brillé par leurs faits d’armes, leur esprit d’entreprise ou leur inventivité, il en est un qui s’est fait connaître pour de toutes autres raisons…

Adrien Estebeteguy issu d’une vieille famille bayonnaise, était l’archétype du malfrat de haut vol en cette première moitié du 20ème siècle.

Adrien aux surnoms bien portés, en effet son patronyme pouvait difficilement lui épargner « Le Basque », tout comme « La Main froide » était particulièrement adapté à ses méthodes expéditives visant à décourager toute concurrence…

Adrien Estebeteguy – Alias « Adrien la main froide » – Alias « Le Basque »

Il faut bien dire que tel “Rocco”, Adrien et ses frères ont toujours très peu goûté le travail manuel, estimant sans doute à juste titre, que leurs talents méritaient des activités professionnelles bien plus rémunératrices.

Mais revenons à Adrien, il fut tour à tour truand, détenu, kidnappeur, puis collabo pour finir… victime !

Force est de constater qu’il aurait pu se vanter d’avoir rencontré dans sa vie deux (sinistres) célébrités, le premier « Henri Lafont » qui l’aura utilisé pour son entreprise criminelle, le second « Marcel Petiot » qui l’aura utilisé pour… alimenter sa chaudière !

Mais… qui était Lafont ?

C’est en 1940 qu’Henri Lafont collaborateur de haut vol, très apprécié par la Gestapo se rend à la prison de Fresnes pour y faire libérer 27 détenus qui constitueront son équipe, bien entendu “Adrien la Main froide” fait partie des “lauréats”.

C’est notamment à partir de ce noyau dur, que Lafont constituera la fameuse « Carlingue » de la rue Lauriston à Paris.

Henri Louis Chamberlin alias “Henri Lafont”

Cette organisation criminelle en relation directe avec la Gestapo avait pour « objet social » :

  • La gestion de bureau de rachat de devises, d’or, de meubles à des prix bradés pour le compte de la Wehrmacht.
  • Le pillage en règle des biens de Juifs qu’ils avaient identifiés, et qu’ils menaçaient de dénonciation (pour mieux les dénoncer ensuite).
  • Enlèvements en tous genres.
  • Tentatives d’infiltration des réseaux de résistants afin de communiquer le plus d’informations possibles à la Gestapo, qui en retour leur octroyait des pouvoirs au-delà de leurs attentes.

En synthèse : dépouiller le plus de gens possible !

Vous l’aurez compris, notre Adrien la main froide dont le cursus lui confère alors une expertise recherchée, excelle sur l’ensemble de ces « prestations ».

Un jour, sans doute soucieux du travail bien fait, il accompagne Lafont à  Bordeaux pour tenter de retrouver l’un des chefs de la résistance, le Belge Lambrecht recherché par l’Abwehr.

Après quelques nuits de beuveries dans les bars de la ville, un policier lui indique que Lambrecht est à Toulouse et lui donne son adresse.

Les deux compères se rendent alors à Toulouse où ils arrêtent Lambrecht, et le ramènent pieds et poings liés à Paris au siège de la Gestapo, dans le coffre de leur voiture.

Le résultat aboutit à l’arrestation d’un réseau de 600 personnes !

Encore un « fait d’armes » à porter notamment au crédit d’Adrien le Basque…

Et le Docteur Petiot dans tout ça ?

C’est alors que les choses commencent à mal tourner pour Adrien, qu’il va rencontrer un peu par hasard, la seconde célébrité de sa triste existence, j’ai nommé le Docteur Petiot.

Marcel André Henri Félix Petiot, dit le docteur Petiot

Adrien a en effet entendu dire qu’un médecin parisien disposait de contacts, pour évacuer discrètement ceux qui le souhaitaient vers l’Argentine.

Au vu du contexte, il s’empresse de rendre visite à ce dernier dans son hôtel particulier du 21 rue Le Sueur à Paris.

C’est comme convenu entre les deux hommes, qu’Adrien revint quelques jours plus tard chez Petiot avec une valise contenant devises, or, bijoux, faux papiers, bref le kit complet du truand en partance, censé lui permettre de s’installer confortablement outre Atlantique.

Les 72 valises retrouvées chez Marcel Petiot

Le piège se referme

Mais ce soir-là, la suite ne se déroule pas tout à fait comme il l’envisageait, le docteur Petiot sous prétexte de lui injecter un vaccin, lui injecte en réalité une dose mortelle de poison.

Il demande alors à Adrien de patienter dans une pièce triangulaire, insonorisée et sans fenêtre. L’un des murs est équipé d’un judas, permettant à Petiot de s’assurer que son « vaccin » a fait son effet, qu’il peut retirer le corps et surtout récupérer le contenu de la valise qui désormais lui appartient.

La « thérapie » du Docteur Petiot l’aura finalement enrichi des biens cumulés des 27 victimes qui ont toutes fini dans… sa chaudière !

Notre Adrien a donc bien profité de la chaleur, mais pas de celle du soleil Argentin !

Petiot pour sa part achèvera son voyage dans la cour de la prison de la Santé le 25 mai 1946 à 5h07, ou il est guillotiné.

À l’inverse de Landru qui était plutôt partisan de « La femme au foyer* », Petiot lui ne faisait pas de distinction, qu’ils soient hommes ou femmes tous finissaient dans sa chaudière.

*Pardon mais je n’ai pu m’en empêcher.

Quant à Henri Lafont, le 26 décembre 1944 au moment d’être fusillé au fort de Montrouge, il déclare à son avocate « Je ne regrette rien, Madame, quatre années au milieu des orchidées, des dahlias et des Bentley, ça se paie ! J’ai vécu dix fois plus vite, voilà tout. Dites à mon fils qu’il ne faut jamais fréquenter les caves. Qu’il soit un homme… comme son père ! »

Ainsi s’achève l’histoire de l’une des plus grandes figures du banditisme que Bayonne ait vu naître…

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Origine de 8 Rues Bayonnaises

D’où viennent les noms des rues « Marengo », « Des Lisses», «Boufflers », « Lesca », « Lavigerie », « Ravignan », « Frédéric Bastiat »  ou encore « Marsan » ?

Vous trouverez ici un descriptif de leur origine…

MARENGO (Rue)

Victoire de Napoléon à Marengo           

En 1800, la rue Marengo est percée à travers le couvent des Visitandines en prolongement de la rue de l’Hôpital.

Subsistent les piliers du cloître et la façade d’un bâtiment qui, sous réserve de vérification, pourrait dater de la Renaissance au 20-22 rue Marengo.

Au 19ème siècle, une partie du cloître est occupée par les «Bains de la Visitation».

Au 17ème siècle, existe rue Marengo une étuve publique, tenue par un barbier.

Un établissement de bains chauds occupe le couvent des Augustins en 1792 et au 19ème siècle, les «Bains de la Visitation», occupent une partie de l’ancien couvent au 26 de la rue Marengo.

Ancien nom : Rue du Pont Traversant.

La rue Marengo aujourd’hui

LISSES (Rue des)

Barrières ou palissades protectrices

Barrières ou palissades protégeant les pieds des remparts ou RAMADE.

Lieux de liesse danses et chants – 1er salle de spectacle en la maison d’André Dubosc seigneur d’Arcandau.

Anciens noms : Rue Lepelletier (sous la révolution)

La rue des Lisses devant Saint André

BOUFFLERS (Allées)

Louis-François, chevalier, puis marquis et enfin, duc de Boufflers (1644 – 1711), Maréchal de France.

Lorsque le peintre du roi Louis XV, Joseph Vernet, représenta le port de Bayonne en 1764, les allées Boufflers constituaient un lieu de promenade pour observer la fosse aux mâts, ou le calfatage des navires.

Allées de Boufflers par Joseph Vernet 1764

Sous le Second Empire, une rangée d’immeubles se développe le long des allées, entre les remparts de Mousserolles et la Porte de France.

Louis-François, chevalier, puis marquis et enfin, duc de Boufflers (1644 – 1711), maréchal de France (il sauva l’armée française à Malpaquet) et pair de France en 1708.

Il était en visite à Bayonne quand la ville achevait la réalisation de cette promenade à laquelle on donna, tout naturellement son nom.

Les allées qui précèdent la courtine des Jacobins, derrière la «Fosse aux mâts» débutent par la plantation d’ormeaux en 1638.

Elles sont poursuivies et confortées en 1671 et Vauban fait élargir leur terre-plein en utilisant les déblais des fossés qu’il creuse en élevant la courtine des Jacobins.

En bordure des allées sont construites des «cayennes», appentis servant à entreposer le matériel des chantiers navals qui occupent les bords de l’Adour.

Ainsi, le quartier prend le nom de «la Hutte».

L’ingénieur Bérard dessine à nouveau et replante les allées en 1772.

À la suite de ses nombreuses demandes, la ville récupère et urbanise les terrains à partir de 1857, comblant la «Fosse aux mâts» et faisant disparaître les allées

Louis-François de Boufflers

LESCA Pierre (Rue)

Poète Gascon   1730-1807

Né rue des Cordeliers – Auteur du chant des Tilloliers – Tonnelier de métier

Livre sur la vie du Poète Bayonnais

CARDINAL LAVIGERIE (Avenue du)

1825-1892 – Cardinal     

Charles Martial Lavigerie, né à Bayonne en 1825 et mort en 1892 à Alger (Algérie), est un cardinal français du 19ème Siècle.

Le Cardinal Lavigerie

RAVIGNAN (Rue de)

1795/1858 – Prêtre Jésuite – Prédicateur

OU

Armateur et directeur de la Monnaie de Bayonne.

Gustave-François-Xavier de La Croix de Ravignan, né le 1er décembre 1795 à Bayonne, et décédé le 26 février 1858 à Paris, était un prêtre jésuite français, directeur spirituel, écrivain et prédicateur de renom.

De 1837 à 1846 il donna les Conférences de Carême à Notre-Dame de Paris.

OU

Dès l’âge de 20 ans, ce jeune homme entreprenant se lance dans l’aventure du commerce maritime. Il participe à l’armement de trois petits navires et signe des arrangements pour la Course et le Long Cours, à Bayonne et à Saint-Jean-de-Luz.

Les affaires sont florissantes et en 1710, il rachète la charge de directeur de la Monnaie de Bayonne, qu’il occupera pendant vingt-et-un ans, puis celle de trésorier de la nouvelle Compagnie des Indes. Sous la Régence de Philippe III d’Orléans, il risque une partie de ses avoirs dans « Le Neptune », un vaisseau partant pour les Indes.

La fortune lui sourit à nouveau, lui prouvant « l’utilité des voyages », titre du livre qu’il tient avec malice sur le portrait du grand salon de Ravignan.

Dans le même temps, il finance les expéditions du fameux corsaire luzien Jean-Péritz de Haraneder à bord du « Jupiter », un vaisseau de 60 canons qui sème la terreur dans les flottes anglaises et hollandaises.

FRÉDÉRIC BASTIAT (rue)

Frédéric Claude Bastiat –1801-1850 – Économiste et Homme politique

Né le 29 juin 1801 à Bayonne au 7 de l’actuelle rue Victor Hugo et mort en 1850 à Rome, est un économiste et homme politique libéral français.

Son livre le plus connu : La Loi.

Son plus fervent disciple à travers le temps fut Ronald Reagan, Président des États-Unis

Franc-maçon à la loge Bayonnaise La Zélée en 1819

La rue Bastiat suit les anciennes murailles de Jacobins

Frédéric Claude Bastiat

MARSAN (Rue)

Vicomte de Marsan dans les landes ?

Nom d’un bourgeois issus des landes ?

Anciens noms : Rue de Mimizan ou de Mormizan au 18ème Siècle.

La rue Marsan de nos jours

Nous connaissons tous plus ou moins les noms des rues de notre chère cité.

Mais de là à connaitre leur origine c’est une autre histoire…

C’est un travail de recherche que j’envisageais de faire depuis des lustres, sans vraiment trouver le temps de m’y atteler.

Et c’est là que Claude Jammaerts ancien trésorier de l’Amicale du Petit-Bayonne et fervent amateur des « Bayonnades » m’a contacté.

Lors de notre rencontre autour d’un café, il m’a confié avoir travaillé sur l’origine du nom des rues du Petit Bayonne, et exprimé un souhait que nous avons en commun, celui partager avec le plus grand nombre le fruit de ses recherches.

Voici donc une nouvelle rubrique qui vous dévoilera régulièrement l’origine des noms de rues et places de Bayonne.

Si vous aussi avez des informations se rapportant à ce sujet, n’hésitez pas à me les envoyer ! Je vous en remercie par avance.

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Vidéo inédite Course d’Ânes Fêtes 1977

Attention pépite !

Nous avons ici un grand classique des Fêtes d’antan, la célèbre course d’ânes !

Cette vidéo débute par une séquence sur l’Église Saint André ou l’on peut apercevoir l’un des camions de Pierrot et Liliane Romatet garé devant (Grossistes Fruits et légumes du Quai Galuperie).

Puis nous arrivons sur le pont Pannecau d’où est filmée la séquence suivante affichant une vue panoramique des quais ou la foule se presse déjà. Il est 12h20, les Halles sont encore ouvertes et, fêtes ou pas, nos légendaires pêcheurs Bayonnais se livrent à leur activité favorite.

Suivent ensuite de courts extraits ou l’on peut apercevoir quelques anciennes figures de Bayonne que je vous laisse reconnaitre, on y voit également les lots réservés aux gagnants de la course qui se prépare…

Mais avant l’épreuve, le réalisateur du film a pris la peine de monter sur la terrasse du Marché Parking pour nous offrir une nouvelle vue panoramique partant de l’ancien arsenal jusqu’au pont Mayou.

La cavalcade va démarrer !

Sur le pont Pannecau l’heure du départ de la célèbre compétition approche, les consignes sont données, les staffs procèdent aux derniers réglages, il a été clairement convenu qu’il n’y aura ni arrêt au stand, ni ravitaillement.

C’est lorsque les jockeys et leur montures sont au summum de leur concentration que le signal est donné !

Les équipages s’élancent, parcourant sans escale la rue Pannecau dans toute sa longueur , puis débouchent en trombe sur la Place Saint André ou les attendent de nombreux obstacles insurmontables pour le novice de base…

Certains au coude à coude tels Ben-Hur et Messala se montrent plus hardis et passent les obstacles sans encombre, d’autres en revanche plus indécis, hésitent, évaluent, testent avant de finalement s’élancer dans un élan de grâce n’échappant pas à un public aussi averti !

L’arrivée

La ligne d’arrivée est en vue, un dernier effort et… on applaudit à son exploit… c’est gagné ! (tiens, ça me rappelle quelque chose…)

La foule acclame le vainqueur et sa monture, les autres concurrents suivent, tant dépités de s’être fait ravir le titre suprême, que ravis d’avoir pu finir entiers ce mémorable et tumultueux périple.

La joie du (des) vainqueur(s) !

Comme toujours à Bayonne, le grand gagnant de l’édition est glorifié par la foule, c’est donc au paroxysme de sa carrière qu’il lève les bras au ciel pour remercier.

Sa monture visiblement aussi emballée que lui décide subitement de nous faire un tour d’honneur, tour tellement débridé qu’il en laisse choir notre magnifique vainqueur, qui spontanément perd un peu de sa superbe !

C’est ainsi que se déroulaient ces fameuses courses d’ânes dans les rues du Petit Bayonne lors des Fêtes des années 70.

Deux vieilles bobines de film sorties d’un carton de stockage par Claude Jammaerts notre aimable contributeur, l’expertise de Michel Etchelet (Passion Images) qui a numérisé ces trésors, et votre serviteur pour le montage et la diffusion.

Le résultat ? Vous jugerez par vous-même, mais je pense que le contenu de cette vidéo vous renverra illico il y a 40 ans, émotion comprise bien entendu.

Regardez bien, certain(e)s s’y retrouveront ou y retrouverons de la famille ou des amis !

Vous noterez au passage, les anciens commerces de l’époque qui eux aussi raviveront sans doutes quelques souvenirs.

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Des Jacobins de 1265 aux élèves de 2019

Il y a quelques semaines, un email arrive dans ma boîte, il s’agit d’une invitation que m’adresse Jean-Pierre Condon pour participer à la première visite guidée du Lycée Paul Bert conçue et réalisée par certains élèves.

Le jour venu, mon épouse et moi sommes aimablement accueillis par Jean-Pierre Condon et Madame Leclerc.

La visite guidée

Tout le monde est là, nous pouvons donc débuter la visite, guidés que nous sommes par nos « experts ès Lycée Paul Bert », j’ai nommé les élèves/guides :

Marie, Sharleen, Haize, Elorri, Anaïs, Joé et Tybau

Il ne m’aura fallu que quelques minutes pour réaliser que cet établissement situé à moins de 100m de mon lieu de naissance m’est totalement étranger, au point que je n’ai même jamais eu l’occasion d’y mettre les pieds…

L’une de nos élèves/guides en pleine explication

On sent bien que nos hôtes du jour sont enthousiasmés par le fait de nous apprendre des tas de choses, même s’ils ont parfois le discours un peu hésitant, ceci est vite oublié tant ce qu’ils nous racontent est passionnant !

Je tiens d’ailleurs à souligner l’importance du travail de recherche et de préparation qu’ils ont réalisé.

Mais qu’a-t-on appris au juste ?

C’est en 1215 que les Jacobins s’installent au Bourg Neuf (Place du Réduit), 50 ans plus tard, soit en 1265, ils se déplacent plus en amont à l’emplacement actuel du Lycée des métiers Paul Bert.

Pour l’anecdote, on retrouve un mur de l’édifice religieux dans l’actuelle salle de sport du lycée.

Mur du Couvent des Jacobins

Le couvent des Jacobins a été rebâtit entièrement à neuf en 1545, il faut dire qu’il est alors devenu le plus riche de Bayonne et de loin…

L’hôpital militaire

C’est en 1832 pour répondre aux besoins sanitaires des garnisons présentes à Bayonne qu’il est décidé de construire un hôpital militaire de 800 lits.

Les vestiges du couvent des Jacobins et des Capucins sont détruits en 1833/1834 et l’hôpital militaire est inauguré en 1842 par le Maréchal Harispe(1) et Monseigneur Lacroix(2).

De nombreux blessés de la Grande Guerre seront ainsi soignés à Bayonne.

Un peu plus tard, l’Hôpital militaire devient un établissement scolaire durant les mandatures de trois maires :

  • Joseph Garat élu en 1925 et réélu en 1929
  • Jules Lafourcade élu en 1934
  • Et Pierre Simonet élu en 1935

En 1937 de nombreux réfugiés espagnols fuyant la guerre d’Espagne sont hébergés dans les locaux de l’établissement scolaire.

De 1942 à 1944 pendant la 2ème guerre mondiale, l’établissement sert de mess aux sous-officiers et de dortoir aux troupes de la Wehrmacht.

Inscription “Waffen” toujours visible

C’est en 1945 que l’établissement prend le nom de Lycée Technique Municipal, avant de devenir le Lycée Professionnel Paul Bert en 1985.

Enfin en 2009, il obtient le label « Lycée des Métiers ».

Conclusion

Il ne vous aura pas échappé que je me suis contenté de vous faire un résumé de notre visite, j’espère toutefois que celui-ci vous aura appris certaines choses.

Encore merci à Jean-Pierre Condon, à Mme Leclerc ainsi qu’à Marie, Sharleen, Haize, Elorri, Anaïs, Joé et Tybau, qui nous ont permis de découvrir l’un des trésors historiques de notre chère cité.

Il est à croire que le moindre recoin de notre Bayonne recèle de véritables trésors trop souvent insoupçonnés.

L’Histoire de notre ville est parfois glorieuse, parfois curieuse mais souvent surprenante.

(1) Jean Isidore Harispe, Maréchal de France, né le 7 décembre 1768 à Saint-Étienne-de-Baïgorry.

Député des Basses-Pyrénées, il fut élevé à la dignité de Maréchal de France le 11 décembre 1851 par le président Louis-Napoléon Bonaparte.

Sénateur sous le Second Empire, il mourut le 26 mai 1855 à l’âge de 86 ans à Lacarre.

(2) François Lacroix né le 16 novembre 1793 à Entraygues (Aveyron) et mort à Bayonne le 12 octobre 1882

Supérieur du séminaire de Rodez en 1833, il est sacré évêque de Bayonne en 1837, il abandonne cette fonction en 1878.

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Origine de 7 Rues du Petit Bayonne

D’où viennent les noms des rues “Pontrique”, « Saubiole », « Tonneliers », “Coursic”, “Charcutière”, “Trinquet” ou encore « Visitandines ? »

Vous trouverez ici un bref descriptif de leur origine…

COURSIC (Rue de)

Corsaire Johannis de Suhigaraychipy, dit «Croisic» ou «Coursic»

Les corsaires ramènent au port 40 navires adverses en 1690, 90 en 1691, 52 en 1692…

Le plus célèbre d’entre-eux est alors Johannis de Suhigaraychipy, dit «Croisic» ou «Coursic» et dont la maison natale serait celle des arceaux qui avancent sur la rue Pontrique.

Rue de Coursic

SAUBIOLE (Rue)

De Sauviola ou de Sauvin. Dérivé de Salvius ou Selva (la forêt) ?

Au 16ème siècle corporation des potiers d’étain. 1715 atelier de fonte de graisse de baleine

Ancien nom : rue de la Flamande (marchand de blé)

Rue Saubiole

TONNELIERS (Rue des)

Fabriquant de tonneaux

Les tonneliers, qui étaient au départ à la rue Doer ou Douer (qui signifie tonneau) ont gagné la rive droite de la Nive et la rue des Tonneliers au 15ème siècle.

Rue des Tonneliers

TRINQUET (Rue du)

16ème siècle

Le Trinquet actuel existait déjà au 16ème siècle sous forme de jeu de paume. La porte chanfreinée et une fenêtre qui subsistent, appartiennent à la construction d’origine.

Ancien nom : rue Maubec – rue du Jeu de Paume

Rue du Trinque

VISITANDINES (Rue des)

Du Couvent des Visitations.

En 1830, la rue de la Visitation amorce percée destinée à relier la rue Bourgneuf à la rue Pannecau.

Depuis 1700 jusqu’au 19ème siècle caserne de gendarmerie – Les bains des visitations sur l’ancien cloître.

Rue des Visitandines

PONTRIQUE (Rue)

Les Pontics

Passerelles en bois pour enjamber les berges de la Nive et des canaux.             

En 1623, on re-pave la rue Pontrique.

Ancien nom : rue du Peuple

Rue Pontrique

CHARCUTIÈRE (Rue)

On y vendait du lard gras

Ancien nom : rue de Barad (signifiant fossé)

Rue Charcutière

Nous connaissons tous plus ou moins les noms des rues de notre chère cité.

Mais de là à connaitre leur origine c’est une autre histoire…

C’est un travail de recherche que j’envisageais de faire depuis des lustres, sans vraiment trouver le temps de m’y atteler.

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Voici donc une nouvelle rubrique qui vous dévoilera régulièrement l’origine des noms de rues et places de Bayonne.

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1973 Faits divers du weekend

Vague d’agressions lors de ce weekend de Pentecôte !

On n’a pas encore inventé la machine à voyager dans le temps pourtant les “Bayonnades” vous offrent un incroyable voyage dans le passé grâce à des enregistrements sonores exclusifs ayant près de 50 ans !

Nous sommes en 1973 et comme vous allez l’entendre, l’époque n’est pas si tendre que ça…

Un bras cassé lors d’une dispute, une grenade dans un salon de thé, le champion cycliste André Darrigade qui se fait tirer dessus ou encore un « ivrogne » tué par un bayonnais en légitime défense !

Tels étaient les faits divers du weekend relatés dans cet extrait radiophonique.

N’oubliez pas de mettre le son !

Je tiens à remercier Michel LACOSTE grand amateur de radio depuis sa plus tendre enfance, et l’un des plus ardents contributeurs des Bayonnades !

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Bayonne le Paradis de la Radio !

Le passé radiophonique de Bayonne et du Pays Basque est exceptionnel, jugez plutôt…

En 1947, un émetteur local (petites ondes) est implanté par la Radiodiffusion Française à Bayonne au lieu-dit « Cam de Prats » (actuellement hôpital gériatrique).

Émetteur de Cam de Prats

Durant l’été 1961, à l’initiative d’Yves Dariet et de Jean Garetto, la RTF met en service sa première radio locale :

RADIO COTE BASQUE

Les studios sont installés au casino de Biarritz et les programmes destinés aux habitants et aux estivants de notre région.

Pour contourner le monopole de la radiodiffusion détenu par l’État, plusieurs stations « demi-périphériques » vont voir le jour :

(Le principe est simple : les studios sont situés en France et les programmes diffusés en français, à certaines heures, via un émetteur espagnol).

Logo “RTF” 1959

RADIO-ATLANTIC

(1956/1960) crée par Radio Andorre (émetteur de « Monte Ulia » à Saint-Sébastien).

RADIO-OCÉAN

De 1968 à 1972 sur 273 mètres, émetteur de la « Voz de Guipúzcoa  à Saint Sébastien, qui devient en juillet 72 « Atlantic 2000 » mais qui doit cesser ses émissions en novembre 1975, à la mort du général Franco.

Sud-Ouest du mardi 1er août 1972

On ne peut également oublier la formidable aventure de…

RADIO ADOUR NAVARRE

De 1978 à 1985 créée par Alexandre de la Cerda (émetteur ondes moyennes de Radio Popular de Loyola à Saint Sébastien).

Affiche Radio Adour Navarre

Après la libération des ondes, en 1981, d’autres Radios émettant dans la bande FM voient le jour

  • Radio Bayonne
  • Anglet Radio
  • Radio Berriak
  • Radiostar
  • Radio bonne humeur…
    Ainsi que plusieurs stations d’expression basque :
  • Gure Irratia
  • Irulegiko
  • Xibero Botza…

Je tiens à remercier Michel LACOSTE grand amateur de radio depuis sa plus tendre enfance, et l’un des plus ardents contributeurs des Bayonnades !

Michel n’écoutant que son sens du partage, m’a non seulement transmis ces précieuses informations, mais également des extraits d’émissions radio, dont certains pour le moins “croustillants”, vous les trouverez sur ce site.

Michel LACOSTE et une (petite) partie de son matériel

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