L’affiche des Fêtes à travers les âges

Nous vivons actuellement la 82ème édition des Fêtes qui auraient dû être la 87ème (Article précédent) mais les évènements en ont décidé ainsi.

À cette occasion, il m’a semblé judicieux de faire découvrir à celles et ceux qui ne connaissent pas, les différentes affiches des Fêtes à travers les âges.

Il en manque quelques-unes, mais il y a la première celle du 13 au 17 juillet 1932, jusqu’à celle de 1989.

Avec en petit bonus l’affiche des Fêtes du Petit Bayonne 2000.

Parfois des doublons

Comme vous allez le constater jusqu’aux années 80, il était fréquent qu’une même affiche soit utilisée pour deux années consécutives.

Dans ce cas, les couleurs étaient généralement différentes.

Mais il est aussi arrivé comme en 1958 et 1959 par exemple, que l’affiche soit strictement identique.

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Fêtes de Bayonne OUI ! Féria NON !

Dans quelques jours, la 87ème édition des Fêtes va débuter, qui sera en réalité la 82ème en raison de leur suspension entre 1940 et 1944 pour des raisons connues de tous.

Cette petite précision faite, il me semble bon de rappeler que jusqu’aux années 80, et même un peu après de façon plus sporadique, d’autres fêtes étaient également très prisées, il s’agissait des « Fêtes du Petit Bayonne », ces dernières ne concurrençaient pas directement leur « sœur ainée », mais constituaient plutôt un « bonus » vraiment très apprécié des autochtones dont je faisais partie.

Elles se déroulaient courant du mois d’août.

Quelques vidéos

Histoire de raviver leur souvenir dans l’esprit des plus anciens, et de les faire découvrir aux plus jeunes, vous pouvez visionner sur ce site quelques vidéos (Super8 numérisées) d’animations organisées à cette occasion.

Comme par exemple :

Coup de bec !

Je voudrais maintenant profiter de cette publication, pour m’insurger contre une pratique qui a une fâcheuse tendance à se développer de façon plus ou moins insidieuse…

Natif du Petit Bayonne et ayant quasiment toujours vécu ici, je suis très étonné par le terme « Férias de Bayonne » qui semble de plus en plus utilisé pour désigner nos « FÊTES DE BAYONNE ».

En ce qui me concerne, la seule « Féria » que j’ai connue à Bayonne, était en réalité le cinéma qui se trouvait en bas des Allées Paulmy, et que beaucoup d’entre nous fréquentaient assidument !

La Féria et l’Avenue de Biarritz (Allées Paulmy d’aujourd’hui)

Et les touristes dans tout ça ?

Les années passant, nous écoutions amusés, les « touristes » parler de « Féria », sans doute en référence à celles de Nîmes ou d’Arles, il va de soi que nous les reprenions sans délai, de façon à ce qu’ils ne commettent davantage ce crime de lèse-majesté (pauvre Léon)

Il me semble bon de rappeler qu’ici, nous sommes à Bayonne, et que les festivités se sont toujours appelées « FÊTES DE BAYONNE », indiscutable AOC qui devrait presque figurer au patrimoine mondial de l’Unesco… bon ok, j’exagère un peu, mais tout de même… !

En synthèse

Merci donc aux acteurs de la grande distribution et autres commentateurs de tout poil de parler en bon bayonnais !

Si vous pensez que j’exagère, tapez “Féria de Bayonne” dans Google et jugez par vous-même…

En revanche si vous rejoignez mon point de vue, n’hésitez pas à partager, c’est le moment ou jamais 😉

BONNES FÊTES A TOUTES ET TOUS !

Halles de Bayonne les précurseurs des concept-stores et des food trucks ?

Nous n’avons rien inventé !

L’on nous parle aujourd’hui de la tendance du « Mono produit », de “Concept stores”, de ‘Food-trucks” comme s’il s’agissait de nouveautés absolues.

Disons plutôt que ce qui est nouveau, c’est la gestion et l’organisation de ces concept stores et/ou réseaux…

En effet, je me souviens très bien qu’aux Halles de Bayonne fin des années 60 et durant les années 70 existaient déjà des étals dits aujourd’hui « mono produit », “Concept store” ou encore ‘Food-truck” .

Les Cœurs de Georgette

Le premier exemple qui me vient à l’esprit concerne un « concept » inventé par une dénommée Georgette Forges, grand-mère d’un camarade de classe avec qui je suis d’ailleurs toujours (et pas assez) en contact.

Georgette Forges donc, qui disposait d’un étal relativement réduit au rez-de chaussée des Halles, avait créé le concept des « cœurs d’artichauts prêts à l’emploi », ainsi entre deux clients, elle passait son temps à découper des artichauts pour en extraire le cœur, ceci à l’aide d’un petit couteau qu’elle maniait avec autant de délicatesse que de dextérité.

Georgette s’était constituée une belle clientèle d’habitués, et son petit commerce a perduré durant de nombreuses années.

Les "Cœurs" de Georgette
Les “Cœurs” de Georgette

Les rois de la betterave

Dans le même registre Jeanne et Louis Servon (mes grands oncle et tante) s’étaient spécialisés après-guerre, dans la vente de betteraves précuites et prêtes à l’emploi, ils les commercialisaient sur un étal qui semblerait aujourd’hui totalement démesuré pour des betteraves.

Ils maitrisaient alors quasiment toute la chaine de production, en effet ils avaient équipé une partie de leur maison de Beyris (Malouja) en laboratoire de cuisson et préparation des betteraves qui leurs étaient livrées en gros.

Ils ont eux aussi exercé cette activité durant de très nombreuses années.

Jeanne et Louis Servon
Jeanne et Louis Servon

Un délice hivernal !

Un autre exemple qui me vient à l’esprit est Mme Lopez, qui était me semble-t-il d’origine espagnole, et qui vendait des marrons grillés sur le pont Marengo, elle officiait tout l’hiver dans une mini locomotive verte, comme quoi, même les « Food-trucks » d’aujourd’hui existaient déjà aux Halles de Bayonne il y a plus de 40 ans !

Marrons grillés sur le Pont Marengo
Marrons grillés sur le Pont Marengo

A vos couteaux Messieurs dames

Devant l’entrée des Halles se trouvait un rémouleur qui, comme sa fonction l’indique, proposait ses services pour affuter les ustensiles tranchants et coupants des ménagères locales.

Il disposait pour cela d’une machine à pédale, que gamin j’ai toujours observé avec une certaine curiosité.

Lorsqu’une cliente faisait appel à ses services, il appuyait fortement du pied sur la pédale qui actionnait un tour sur lequel il faisait aller et venir couteaux et ciseaux.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, l’opération était bouclée.

Le bruit strident et les étincelles qui en résultaient me faisaient généralement quitter les lieux à la hâte…

Rémouleur

Son talent contribuait à l’ambiance des Halles

La petite place devant l’entrée principale du rez de chaussée des Halles baignait dans une ambiance de guinguette, ceci grâce à cet accordéoniste non voyant, qui se plaçait sur une chaise sous l’arceau juste devant la boulangerie Mauriac. Son fils le guidait tous les matins pour venir l’y installer, et venait le chercher en fin de marché.

En conclusion…

Quoi qu’il en soit, Georgette Forges, Jeanne et Louis Servon, Mme Lopez, le rémouleur et l’accordéoniste, ont tous contribué durant des décennies à la véritable Âme des Halles de notre chère cité, merci à eux !

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Fêtes 1977 Vidéo inédite course des garçons de café

Attention nouvelle pépite !

Nous avons ici un grand classique des Fêtes d’antan, la célèbre course des garçons de café !

Cette vidéo débute rue Bourgneuf, devant le bar de Pierrot Cacareigt d’où les compétiteurs vont s’élancer…

Presque tous les coureurs sont dans leurs starting blocks, ils s’observent, se jaugent, tentent d’impressionner la concurrence en faisant faire des pirouettes à leur plateaux argentés.

Leurs regards sont provocateurs, perçants et sans équivoque, une véritable escouade de gladiateurs !

C’est lorsque la tension atteint son paroxysme que le signal de départ est donné !

Ils sont partis !

Les quelques « fervents supporters » accoudés au comptoir de Pierrot les observent s’élancer d’un œil aussi vitreux que dubitatif, semblant se demander ce qu’il se passe…

Après une cinquantaine de mètres, certains soufflent déjà, d’autres jouent des coudes, il y en a même un qui n’a pas entendu le signal de départ, trop occupé qu’il était à finir de déguster son apéritif anisé favori !

Lorsqu’ils déboulent devant la caserne des pompiers, les premiers sont dans un mouchoir de poche, prêts à engager la fameuse ligne droite que constitue la rue Pontrique jusqu’à la Plachotte ou se trouve un autre « stand ».

C’est arrivé à ce « check point » que les écarts se creusent, le virage sec à 90° pour entrer dans la rue Pannecau pose visiblement problème, les trajectoires de quelques coureurs sont hésitantes, voire hasardeuses…

Dérapages incontrôlés !

En sortie de virage, les voitures sont stationnées près… beaucoup trop près pour certains qui ont mal calculé leur angle, la course s’arrête là pour eux !

Et ce n’est pas les bottes de pailles qui amortissent leur choc, ces dernières ayant été réquisitionnées pour les courses de… vaches.

Ce parcours est impitoyable et seuls les « Seigneurs » verront la ligne d’arrivée, tout le monde le sait et retient son souffle !

Au bout de la rue Pannecau, au niveau de La Taverne, nous remarquerons tout particulièrement la foulée aussi aérienne que gracieuse d’André (Dédé) patron du café du Midi qui, comme à son habitude a relevé le défi !

L’arrivée est en vue !

Le héros du jour se détache nettement au niveau de l’auto-école Géca, il jette un regard furtif par-dessus l’épaule, il comprend alors que plus rien ni personne ne lui volera son triomphe.

La ligne d’arrivée est là juste devant lui, un dernier effort et… On applaudit à son exploit, c’est gagné ! (tiens…ça me rappelle quelque chose…)

  • « Hébé c’était écrit, comme quoi le destin… » annonce-t-il au journaliste venu l’interviewer, la foule est en délire !

C’est ainsi que se déroulaient ces fameuses courses d’ânes dans les rues du Petit Bayonne lors des Fêtes des années 70.

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Deux vieilles bobines de film sorties d’un carton de stockage par Claude Jammaerts notre aimable contributeur, l’expertise de Michel Etchelet (Passion Images) qui a numérisé ces trésors, et votre serviteur pour le montage et la diffusion.

Le résultat ? Vous jugerez par vous-même, mais je pense que le contenu de cette vidéo vous renverra illico il y a 40 ans, émotion comprise bien entendu.

Regardez bien, certain(e)s s’y retrouveront ou y retrouverons de la famille ou des amis ! Vous noterez au passage, les anciens commerces de l’époque qui eux aussi raviveront sans doutes quelques souvenirs.

Origine de 7 sites Bayonnais

Vous voulez en savoir un peu plus sur l’histoire des sites « Bastion Royal », «Arsenal», «Paul Bert », « Château Neuf », « Réduit », « Mousserolles », ou même de « l’Église Saint André » ?

Vous trouverez ici un descriptif de leur origine…

L’ARSENAL (Place de)

Lieu de construction, d’entretien et d’armement des navires de guerre.

Anciens noms : Dépendance des Cordeliers – Sainte Claire – Retranchement Sainte Claire – Rue de Menous

La Place de l’Arsenal autrefois.

BASTION ROYAL

Fier défenseur du quartier du Petit-Bayonne et de la rivière Nive depuis le 17ème siècle.

Le riche vocabulaire de l’architecture militaire se décline à l’infini pour caractériser la place forte qui a fait de Bayonne, tout au long de son histoire, un site stratégique de défense du territoire.

De l’autre côté de la Nive, la Redoute Royale protégeait la caserne du Génie, aujourd’hui disparue.

Le Bastion Royal

PAUL BERT (place)

1833/1886 – Médecin – Homme politique – Ministre instruction publique.

Paul Bert, né le 19 octobre 1833 à Auxerre et mort le 11 novembre 1886 à Hanoï, est un médecin, physiologiste et homme politique français.

Élève de Claude Bernard, suppléant de Pierre Flourens au Muséum National d’Histoire Naturelle, il étudie la physiologie de la respiration (en altitude et en plongée) et s’intéresse à la greffe et à l’anesthésie.

Élu député radical à partir de 1872, il est ministre de l’Instruction publique et des Cultes de 1881 à 1882.

Anticlérical, il est l’un des fondateurs de l’« École gratuite, laïque et obligatoire » loi du 09/08/1879 imposant la création d’au moins une École normale de garçons mais aussi de filles par département, pour la formation des « hussards noirs ».

Il s’attacha spécialement à la scolarisation des enfants et des jeunes filles, et rédigea plusieurs ouvrages d’enseignement scientifique d’une grande valeur pédagogique.

Paul Bert

Ministre des Cultes, il se consacra à la lutte contre le cléricalisme.

Il a été membre de plusieurs sociétés de libres penseurs dont la plupart se sont créées au début des années 1880. Il publia en 1880 l’ouvrage “La morale des Jésuites” puis en 1881 un manuel d’instruction civique de coloration nettement anticléricale, qui fut mis à l’Index par l’Église catholique.

Paul Bert fut membre fondateur et vice-président jusqu’à sa mort de l’Union de propagande démocratique anticléricale.

En janvier 1886, il est nommé résident supérieur de l’Annam-Tonkin, en Indochine, où il meurt quelques mois plus tard des suites du choléra.

Anciens noms : Place du collège – Place de la Ramade

La Place Paul Bert lors des fêtes

CHÂTEAU NEUF

15ème Siècle

Sur les hauteurs de Mocoron, cet ensemble fortifié porte aujourd’hui la marque du Maréchal de Vauban, qui l’adapte aux progrès militaires du 17ème siècle et en fait le logement de la garnison chargée de défendre la route de l’Est (Urcuit, Urt, Guiche etc.).

Son origine est cependant beaucoup plus ancienne et remonte au 15ème siècle et à la prise de la ville par les Français.

Ce « Château-Neuf » (par opposition au « Château-Vieux » des vicomtes du Labourd situé un peu plus loin) est commencé sous Charles VII. Son successeur Charles VIII en fait une puissante forteresse dotée de tours défensives et de courtines percées d’embrasures.

L’édifice est aujourd’hui occupé par l’IUT de Bayonne. Sur les hauteurs de Mocoron.

Anciens noms : Château Mocoron

Le Château Neuf autrefois

ÉGLISE SAINT ANDRÉ

Construction de 1856 à 1869     

Construite à l’emplacement d’une église médiévale grâce à un legs d’un paroissien, Mr Lormand, ce vaste édifice néo-gothique est l’œuvre des architectes Hippolyte Guichenné et Hippolyte Durand.

Son édification commence en 1856 et se termine en 1869.

Sa façade quelque peu massive s’inspire librement de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

L’intérieur, très lumineux, est éclairé par trois rosaces inspirées du gothique rayonnant et par de grandes baies ogivales.

Ne pas manquer de contempler l’orgue impérial « Wenner & Götty » datant de 1862 (35 jeux), classé monument historique depuis 2002.

L’Église Saint André

RÉDUIT (Place du)

Réduit dessiné par Vauban en 1680      

Le réduit est dessiné par Vauban en 1680 et construit à la fin du 17ème siècle (tout comme la citadelle de Bayonne), à la demande de Louis XIV qui désirait fortifier la ville de Bayonne.

La Porte de France, de style classique, fut achevée vers 1760.

Un premier niveau offre des colonnes antiques à pilastres, au second niveau, une niche abrita la statue de Louis XV jusqu’en 1789.

Le président de la République Armand Fallières approuva la loi de déclassement de la place forte en juin 1907.

La municipalité de Léo Pouzac se félicita de la destruction du Réduit car la circulation bayonnaise se trouverait ainsi considérablement améliorée.

La Porte de France fut démontée en 1907, les pierres de l’édifice servirent à surélever l’esplanade sur laquelle fut érigée la statue du cardinal Lavigerie en juillet 1909.

La Porte de France a été retrouvée enterrée sur place et remontée à la Poterne

Le 12 février 1937, l’échauguette s’effondre dans les flots de l’Adour.

La Place du Réduit

MOUSSEROLLES (Porte)

Redoute Est de l’Adour.             

La porte de Mousserolles de la redoute Est de l’Adour est conservée pratiquement en l’état, avec une casemate aux poudres et un corps de garde.

Elle conserve une partie du mécanisme d’ l’ancien pont-levis.

Elle garde le souvenir de la reine douairière d’Espagne Marie-Anne de Neubourg, réfugiée à Bayonne depuis 1706, qui y fait ses adieux solennels au Conseil de ville en 1738 après avoir été autorisée à rentrer dans son pays d’origine.

Aux alentours, dans les anciennes douves, une promenade arborée et des aires de jeux pour les enfants ont été aménagées

Pavillon X siège de l’amicale du Petit Bayonne, pavillon Y Léo Lagrange et les 2 casemates de la Baïona Banda et de l’A.S.B.

La Porte Mousserolles

Nous connaissons tous plus ou moins les noms des rues de notre chère cité.

Mais de là à connaitre leur origine c’est une autre histoire…

C’est un travail de recherche que j’envisageais de faire depuis des lustres, sans vraiment trouver le temps de m’y atteler.

Et c’est là que Claude Jammaerts ancien trésorier de l’Amicale du Petit-Bayonne et fervent amateur des « Bayonnades » m’a contacté.

Lors de notre rencontre autour d’un café, il m’a confié avoir travaillé sur l’origine du nom des rues du Petit Bayonne, et exprimé un souhait que nous avons en commun, celui partager avec le plus grand nombre le fruit de ses recherches.

Voici donc une nouvelle rubrique qui vous dévoilera régulièrement l’origine des noms de rues et places de Bayonne.

Si vous aussi avez des informations se rapportant à ce sujet, n’hésitez pas à me les envoyer ! Je vous en remercie par avance.

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